Comment gérer le flux de pensées ? 5 clés pour apaiser le mental
Avez-vous parfois l’impression de trop penser ?
Une pensée en entraîne une autre. Vous repensez à une conversation, anticipez ce qui pourrait se passer demain, pensez à tout ce que vous devez faire… et même lorsque vous essayez de vous détendre, votre mental continue parfois à fonctionner.
Gérer le flux de pensées ne signifie pas chercher à ne plus penser. Notre cerveau produit naturellement des pensées pour analyser, anticiper, mémoriser, comprendre et trouver des solutions.
La difficulté apparaît lorsque nous avons l’impression de ne plus pouvoir prendre de distance avec nos pensées, comme si notre esprit restait constamment en activité.
Alors, comment gérer le flux de pensées lorsqu’il devient difficile de décrocher ?
La sophrologie propose différents outils pour revenir progressivement vers le corps, la respiration, les sensations et le moment présent.
Voici 5 clés simples pour apprendre à gérer le flux de pensées au quotidien.
1. Gérer le flux de pensées sans chercher à les arrêter
Lorsque le mental est très actif, notre premier réflexe peut être de vouloir faire le vide.
« Il faut que j’arrête de penser. »
Pourtant, chercher à supprimer les pensées peut parfois nous amener à leur accorder encore davantage d’attention.
L’objectif n’est donc pas d’avoir une tête vide.
Il s’agit plutôt d’apprendre à prendre de la distance avec ce qui traverse notre esprit.
Une pensée apparaît ?
Vous pouvez simplement remarquer :
« Je suis en train de penser. »
Puis ramener doucement votre attention vers ce que vous êtes réellement en train de vivre.
La pensée peut rester présente sans que vous soyez obligé de la suivre.
Vous pouvez l’observer, puis revenir à votre respiration, à une sensation corporelle ou à ce qui vous entoure.
C’est une première façon de gérer le flux de pensées : ne plus être automatiquement entraîné par chacune d’entre elles.
2. Utiliser les cinq sens pour revenir au moment présent
Lorsque nous sommes absorbés par nos pensées, notre attention est souvent entièrement tournée vers notre monde intérieur.
Pour gérer le flux de pensées et revenir au moment présent, nous disposons pourtant d’une ressource simple et toujours accessible : nos cinq sens.
La vue.
L’ouïe.
L’odorat.
Le goût.
Le toucher.
Ils nous relient directement au monde qui nous entoure.
Vous pouvez expérimenter cette pratique pendant quelques instants.
Observez ce que vous voyez autour de vous.
Puis écoutez les sons présents, proches ou lointains.
Portez votre attention sur une odeur.
Ressentez ensuite le contact de vos pieds avec le sol, de vos vêtements sur votre peau ou de vos mains l’une contre l’autre.
Il ne s’agit pas d’analyser ce que vous percevez.
Il s’agit simplement de recevoir.
Nos cinq sens deviennent alors comme cinq portes qui nous ramènent vers ce qui est réellement présent.
Cette manière de porter attention à nos perceptions peut également faire écho à la notion de réceptivité développée dans l’approche Vittoz : accueillir les informations provenant de notre environnement sans chercher immédiatement à les commenter ou à les analyser.
Lorsque notre attention quitte momentanément le flot des pensées pour revenir aux perceptions, nous retrouvons un contact plus direct avec ce qui se passe ici et maintenant.
3. Revenir à la respiration pour apaiser le mental
La respiration est toujours avec nous.
Lorsque les pensées s’enchaînent, prendre quelques instants pour revenir au souffle peut créer une véritable pause dans le rythme de la journée.
Pour gérer le flux de pensées, vous pouvez simplement observer votre respiration :
- l’air qui entre ;
- l’air qui ressort ;
- les mouvements de votre ventre ou de votre poitrine ;
- les sensations présentes à chaque respiration.
Les pensées peuvent continuer à apparaître.
Ce n’est pas un problème.
Chaque fois que vous remarquez que votre attention est repartie dans vos pensées, ramenez-la simplement vers votre respiration.
Je remarque… puis je reviens.
Cette répétition est importante.
Il ne s’agit pas de réussir à ne plus penser, mais de développer progressivement la capacité à revenir.
La cohérence cardiaque peut également constituer un support simple pour prendre quelques minutes de pause et porter son attention sur une respiration régulière.
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Vous pouvez vous laisser guider par le rythme de la respiration pendant quelques minutes.
L’objectif n’est pas d’empêcher les pensées d’apparaître.
Il est d’apprendre progressivement à revenir.
4. Passer du mode « action » au mode « réception »
Notre quotidien nous place très souvent dans l’action.
Nous devons organiser, prévoir, décider, répondre, anticiper et résoudre.
Notre attention est alors constamment tournée vers ce qu’il faut faire.
Mais pour gérer le flux de pensées, nous pouvons aussi apprendre à prendre quelques instants en mode réception.
Ne plus chercher à agir.
Ne plus chercher à analyser.
Simplement recevoir ce qui arrive jusqu’à nous.
Le chant d’un oiseau.
Le bruit du vent.
La lumière à travers une fenêtre.
La température de l’air.
Une odeur.
Une sensation dans le corps.
Pendant quelques instants, nous pouvons simplement laisser ces informations être là.
Cette capacité à recevoir nos perceptions, sans chercher immédiatement à les analyser ou à les commenter, rejoint notamment certains principes de la méthode Vittoz.
Elle nous invite à retrouver une relation plus directe avec notre environnement et avec nos sensations.
Passer du mode « action » au mode « réception » peut ainsi devenir une véritable pause dans une journée très sollicitante.
5. Revenir au corps pour gérer le flux de pensées
Le mental peut nous emmener très loin.
Le corps, lui, est toujours là.
Lorsque les pensées deviennent envahissantes, revenir aux sensations corporelles peut aider à retrouver un point d’appui.
Vous pouvez simplement vous demander :
Comment sont mes épaules ?
Ma mâchoire est-elle détendue ?
Comment mes pieds reposent-ils sur le sol ?
Que ressens-je dans ma respiration ?
Puis effectuer quelques mouvements simples en portant votre attention sur les sensations qui apparaissent.
C’est notamment ce que permettent les exercices de relaxation dynamique en sophrologie.
Le mouvement, associé à la respiration et à la conscience corporelle, devient alors une manière de revenir à soi.
Le corps constitue ainsi un point d’ancrage concret lorsque le mental nous entraîne dans un flot de pensées.
Une pratique de 2 minutes pour gérer le flux de pensées
Vous pouvez expérimenter cette petite pratique à n’importe quel moment de la journée.
Installez-vous confortablement.
Posez votre téléphone.
Prenez quelques instants pour observer votre respiration.
Puis portez votre attention sur :
3 choses que vous voyez.
3 sons que vous entendez.
3 sensations que vous ressentez dans votre corps.
Ne cherchez pas à analyser.
Recevez simplement.
Si une pensée apparaît, remarquez-la.
Puis revenez à vos sensations.
Vous pouvez terminer par deux respirations tranquilles.
Cette pratique est très simple, mais elle permet d’entraîner progressivement notre attention et notre capacité à revenir au moment présent.
Et surtout, elle ne demande que quelques minutes.
Répétée régulièrement, cette expérience peut devenir un petit rituel pour gérer le flux de pensées dans votre quotidien.
Pourquoi la sophrologie aide à gérer le flux de pensées ?
La sophrologie ne cherche pas à supprimer les pensées.
Elle propose plutôt différents exercices pour développer une meilleure conscience de soi et apprendre à retrouver un point d’appui lorsque le mental devient très présent.
La respiration, les mouvements, la relaxation dynamique, les sensations corporelles et la visualisation sont autant d’outils qui peuvent être expérimentés progressivement.
Au fil de la pratique, nous pouvons apprendre à reconnaître plus facilement lorsque nous sommes absorbés par nos pensées.
Et surtout, nous pouvons apprendre à revenir.
Revenir à notre respiration.
Revenir à notre corps.
Revenir à nos sensations.
Revenir à ce qui se passe ici et maintenant.
C’est cette capacité à revenir, encore et encore, qui peut nous aider à mieux gérer le flux de pensées.
Apaiser le mental ne signifie pas ne plus penser
Nous ne pouvons pas empêcher toutes les pensées d’apparaître.
Et nous n’avons pas besoin de le faire.
Gérer le flux de pensées, c’est plutôt apprendre à ne pas être systématiquement emporté par chacune d’entre elles.
Une pensée arrive.
Je la remarque.
Je prends du recul.
Puis je peux choisir de ramener mon attention vers ce que je suis réellement en train de vivre.
Cette capacité se développe progressivement, comme un entraînement.
Chaque fois que nous revenons au présent, nous renforçons cette possibilité.
Et si vous commenciez simplement par deux minutes ?
Il n’est pas nécessaire de changer toute votre journée pour commencer à prendre soin de votre mental.
Deux minutes peuvent déjà constituer une première pause.
Respirer.
Écouter.
Ressentir.
Observer.
Recevoir.
Puis revenir à ce que vous étiez en train de faire.
Petit à petit, ces moments peuvent devenir de véritables ressources dans votre quotidien.
La sophrologie peut vous accompagner dans cet apprentissage de la présence, de l’écoute du corps et de la gestion du flux de pensées.
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Vous pouvez également retrouver mes autres contenus autour de la présence, de l’observation et du vivant dans les Chroniques du Vivant Relié.
Pour aller plus loin, vous pouvez également consulter les ressources de l’Organisation mondiale de la Santé sur le stress.
Gérer le flux de pensées, c’est apprendre à revenir
Nous cherchons parfois à faire taire notre mental alors qu’il s’agit peut-être davantage d’apprendre à ne pas nous laisser emporter par lui.
Une pensée arrive.
Je la remarque.
Je respire.
Je ressens.
J’observe.
Je reviens.
Et peu à peu, je retrouve ma place dans ce que je suis réellement en train de vivre.
Prendre un temps pour soi, ce n’est pas arrêter de vivre.
C’est parfois simplement apprendre à être davantage présent à ce que l’on vit.
Stéphanie ✨